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ÉDITIONS la tête à l'envers , Association loi 1901
Nouvelle parution mars 2017

Frédérique Thomas

L'entaille (sculptures et paroles)

"Sculpter, c’est reprendre des corps à l’ombre amère,

les tirer de la tourbe, de la terre qui les a mangés.

Il y faut la lumière baissée d’étoiles mortes, de lucioles

et de feux follets.

Les volets tenus ouverts, les froissements d’ailes, le passage des fantômes,

les hululements de l’air dans les branches tremblées.

Puis le saisissement du jour qui se lève lissant le monde

et dorant les plaies."

 

ou encore :

Quelque chose sans cesse vous quitte, rejoignant la terre

entre vos doigts.

Quelque chose sans cesse vous tire loin du sol.

 

De perte en perte, de mort en résurrection,

et jusqu’à la dernière qui se dérobera,

vous cherchez l’aile de la consolation.

 

Mais cela ne saurait apaiser votre peine,

– même l’approfondit encore –

que la vie, la vie-même, et donc aussi l’inexorable mort

n’aient plus cours sur la planète humaine.

Qu’après vous, peut-être, plus rien ne soit

que déluge. »

                                                               ****

« Retrouver la présence est le seul horizon du désir.

Vous marchez à pas lents dans les herbes blondies.

Chuchotement.

La sève remonte aux jambes avec la vigueur de l’enfance.

 

Le pollen des fleurs de pin poudre vos doigts et dépose sur l’eau des plaques jaunes.

Un couple de geais déchire la ramée d’éclairs bleus et de cris terribles.

Des rougeurs surgissent au bois des roses.

Les mots s’éteignent doucement.

Au corps baigné d’azur tout redevient naissance. »

                                               ****

 

« Ce qui mérite qu’on tende l’oreille : une coquille qui se fend au creux des brindilles, une graine qui explose sous la croûte amollie par la pluie, le froissement d’une aile, un retour. »

                                                               ****

 

« Aimer encore, aimer quand-même,

quand bien même l’hiver dans les cheveux et le bleu envolé des champs de lin qu’un regard avait peints à sa couleur ; quand bien même l’impossibilité de se connaître.

 

Parmi les souches noircies, après la tempête, danser encore.

Avec qui, pour avoir vu sa propre fêlure, saura vous aimer sans définition, telle que vous êtes ; divisée, contraire, à la fois puissante et fragile, égoïste et fraternelle ; qui saura vous tenir la main, encore, dans les jours décillés et passé le vif du saisissement. »

                                               ****

 

« Ô solitude, solitude en votre palais appauvri,

Où se côtoient en bonne entente

l’absence amère et la douce présence.

 

Il fait beau à n’y pas croire,

Un temps de quiétude et de peine infinie,

Un temps à rire en secouant les poussières,

Un temps à laisser votre corps savant

danser et se souvenir

au bord de l’entaille qui vous divise.

Un temps à demeurer encore ou bien même à partir

dans le jour tout juste découvert. »

 

Voici une œuvre au double langage plastique et verbal. Environnés de nature, textes et sculptures se côtoient, s’appellent, se répondent. Les paroles viennent ici non par explication, non en commentaire, mais comme une lumière de biais jaillie du même paysage intérieur. Portraits douloureux ou inquiets, reconnaissance de la fêlure intime, corps tendus en une série de mouvements dont l’équilibre tient parfois de la gageure, chair généreuse de femmes qui dansent, nagent, tombent ou lévitent, sensualité parfois teintée d’humour, il y a dans ce recueil tout à la fois une vitalité magnifique et une âpre tension spirituelle, car « De perte en perte, de mort en résurrection/et jusqu’à la dernière qui se dérobera/vous cherchez l’aile de la consolation. »

Ancienne restauratrice d’art formée à Venise, Frédérique Thomas vit et travaille à Soustons, dans les Landes. Ses sculptures, de la petite figure intime au grand format d’extérieur, en stuc, en terre cuite, bronze ou cimarbre, sont présentées à la galerie Dom’Art à Dax. Mais elle est aussi présente dans de nombreuses collections, y compris aux États-Unis.

 

 

janvier 2017

Dominique Maurizi

Septième rive

 

"Ah j’ai aimé ! – superbes nos collines,

le chêne, les bois où mon frère

la nuit sortait comme voix affamée,

et toi, mon cœur, avec la voix, avec

les bras pour élancer encore un

jour, un autre encore sur nos collines !

  

Ah j'ai aimé !, l'orée, la braise, l'aiguille.

Et tout ça je te le dois, avec ma langue libre,

– au-dessus de nous.

Ah j'ai aimé ! Et toi, mon cœur, avec les bras,

avec la voix –.

J'honorerai le cri, la main, le souffle."

 

 

 « Partout il fait nuit », elle lui écrit l’œil fixé sur la pendule qui marque minuit, heure à laquelle il est parti et où le temps s’est arrêté : « À lui seul, à l’heure où /chacun court, s’agite, sans bouger /je dédie la première phrase /de ma nuit. » «  Je t’écris. Tu es mon tourment, /ma neige. Ne t’en va pas, je /m’avance vers toi. /Dire que même au galop dans mes /rêves, j’appelle, je t’écris ! »

L’écriture de Dominique Maurizi semble née pour que les « maudits trous de nos fantômes ne rendent pas le monde plus petit ». Elle est d’abord un souffle qui nous emporte, un souffle qui ouvre la fenêtre « afin que plus vaste soit le monde » : «  J’ai bien cru que c’était toi, /j’ai bien cru que c’était toi, le /col levé, qui dévalais, qui dévalais /sur la montagne. » « C’est jour blanc, /c’est vaste, c’est seul et c’est sacré quand /vient –. «  Très tard c’est dans les blés que /s’agitent les feuilles, les fleurs, /et les phrases /d’argent commencées sur tes lèvres. ». Un souffle, un mouvement puissant – et quelque chose qui nous dépasse, dépasse la réalité apparente et nous emporte…

 Dominique Maurizi vit et travaille à Paris. Elle a publié des poèmes, des proses poétiques et des récits aux éditions Faï fioc, Les Arêtes, Isolato, Albertine et sur les presses du Temps qu’il fait, dans les revues Po&sie, Europe, Neige d’août etc., ainsi que des livres pour enfants aux éditions À dos d’âne. Par ailleurs ses photographies, dessins, collages ont été exposés à Bâle, à Paris et en province, et elle a publié deux livres d’artiste aux éditions Champfleury.

 

 89 pages.

Format : 148x210

ISBN : 979-10-92858-17-4

Prix : 15, 00 euros

Simone Molina
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Voile blanche sur fond d'écran Simone Molina

Photo de couverture : Pascal Ragoucy, photographe/plasticien

je ne voyais pas la route sinon la lumière

écrire trace et évidence

pour ne rien achever qui s’est ouvert je ne sais quand

écrire dans le bercement ou la stridence

cris affolements muets

foulard de soie posé où surgira la voix

au creux de la poitrine

 

un jour ça se détache

lambeaux fragments copeaux

l’outil flamboie

                                     et ouvre le passage

ou encore :

"tu ouvres les yeux et ne vois rien

tu sens ton visage ravagé

non pas ton visage       un ravage

tu entends ta voix assourdie

elle appelle

non ce n'est pas ta voix

c'est une voix qui appelle

ta voix est restée au bord de désastre

tu perçois les clameurs

qui hurlent leur désespoir

tu ne les reconnais pas

tout comme tu ne te reconnais pas

 

les voix sont abandonnées

à leur chagrin         à leur effroi

et l'impossible vient se loger là où tu n'es plus

où tu ne seras plus jamais

                             dans la quiétude à demi meurtrie

                             dans l'espérance à demi inquiète

                             dans la demi-mesure

 

tu devras accepter            désormais

                           une vie de

                                               tout ou rien"

 

 L’écriture de Simone Molina est née de l’exil et de l’hospitalité à la figure de l’étranger, et, avant l’exil, d’une guerre sans nom, aux multiples visages d’effroi.

Le poème fait bord à l'indicible. Il témoigne du côtoiement de la folie et de sa puissance créative, de ses belles évidences jetées au vent, pour que surgisse une parole qui rende vivante la relation.

Et plus précisément, Voile Blanche sur fond d’écran reprend les thèmes de la guerre, du trauma, de la perte, mais aussi de la force vitale de l’amour et du rêve, que l’auteur développe ailleurs, autrement.

 

L’auteur : Poète, Simone Molina a publié des livres d’artistes, et, dans des revues, des nouvelles et des poèmes. Psychanalyste, elle est l’auteur de Archives incandescentes, ouvrage sur le traumatisme de guerre et l’écriture littéraire, préfacé par Benjamin Stora.

Elle a publié en 2016 La Cité de la pierre qui pleure, dans Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962, sous la direction de Leïla Sebbar.

 

 

Faire un trou à la nuit
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 Faire un trou à la nuit, Sabine Péglion

 

Apaise-toi

Voici le temps venu

de trouver    d’accepter

d’autres lumières

vers d’autres terres

 

Partir en cette absence

à la racine du vent

 

Quoi de soi-même

et de la route menée

espérer ?

 

ou encore :

 

Au crépuscule de tes

paroles s’avancer

Faire un trou à la nuit

Laisser les étoiles s’évader

 

 

Ce livre est comme le chant étrange d’une absence à venir : que savons-nous de cette ombre profonde, qui approche, de ce lent demain ?

Nous avons là une tentative émouvante d’en éclairer l’instant, comme un ultime effort… pour contredire la mort. Dans ce passage d’une rive à l’autre, l’auteur cherche à inventer le chemin d’une espérance retrouvée.

 

Sabine Péglion est professeur de lettres et poète. Elle a publié Le nid aux éditions la tête à l’envers, mais aussi, chez d’autres éditeurs, Métamorphoses, Traversée nomade, Prière minérale, Derrière la vitre, Écrire à Yaoundé, Temps Totems Tambours, d’autres encore…

 

D'ARARAT

Nouvelle parution

Noée MAIRE : D'Ararat

Gravure de couverture : Renaud ALLIRAND

"Nous sommes revenues dans la poussière noire

de l'abandon

la crasse soupçonnée

toutes ces années déniée

Y a-t-il un regret ? Une autre possibilité qui aujourd'hui

dénoncerait notre faute ?"

 

Ou encore,

« Sous le ciel de tant de mémoire

un parfum de broussaille

ton visage soulève mes mains

tu touches le doux ventre fragile

 

Je repousse le vide

d’un sourire. »

 

Une voix nouvelle, profonde et grave.

Bien que Noée Maire nous dise que « rien ne peut rendre ce que le manque a vidé », le tragique du langage arrive ici à parler de l’indicible.

Mais l’auteure retrouve une présence – sa présence – dans le mouvement du monde, le chant d’une rivière, le souffle du vent, un chemin de lumière – toutes ces choses de la vie, physiques, sensuelles, qui atténuent l’innommable.

 

L’auteur : Noée Maire vit dans la vallée de l’Hérault.

Elle a publié des poèmes dans les revues Décharge, Le journal des poètes, Souffles, Recours au poème, ainsi que dans des ouvrages collectifs de La Voix du poème : Voir feuille jointe et Bord de l’autre.

 

81 pages

ISBN : 979-10-92858-14-3

Prix : 15,00 euros

Il m'a demandé quelque chose (Le départ)

Patrick Le Divenah



je vois ton ombre

                          immensément fragile

                                       recouvrir des villes entières que

                                       tu traverses

qui aussi te traversent          toi

si sensible à la façon dont elles lèvent leur aube

couchent leur sommeil
 
Patrick Le Divenah est poète et prosateur.
Il nous entraîne dans les méandres d'une interrogation à laquelle il ne peut échapper : mais que lui a donc demandé celui qui est parti et ce, au moment où il partait ?
Voilà un poème intrigant et troublant sur les abîmes et les incertitudes de la mémoire.
On retrouve ces thèmes dans le second texte, mais sur un mode plus ludique.
Œuvre de l'auteur, la mise en page qui joue sur le balancement de la phrase ajoute au sentiment d'incertitude.


57 p.

148x210

13,50 euros

 

 

Michel Bourçon
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Parution 25 Janvier 2016

Michel Bourçon

Ce peu de soi

En couverture, fragment de peinture de Renaud Allirand (peinture reproduite en entier à l’intérieur)

Sous le ciel, entre bleu et grisaille, il y a soi, en équilibre sur des mots violents et doux  qui s’entrechoquent. Parfois, l’un d’eux nous emmène aux confins de nous-mêmes. Nous en cherchons d’autres alors, qui renverseraient la solitude.

Souvent, la voix qui habite en nous, laisse la place à celles de ceux que nous chérissons. Les yeux, à le fixer, semblent vouloir être le ciel à la place du ciel, la mémoire divague. Quelque chose d’invisible a lieu entre la tête et le bleu, provoque un brusque changement de lumière. Une larme qui le reflète, tombe en laissant s’enfuir le nuage.

 Nous n’avons d’yeux et d’oreilles que pour l’imperceptible. Si, à coups de becs, les oiseaux déchiraient le ciel, nous pourrions voir ce qui est vraiment derrière le bleu, comme nous pourrions comprendre ce que le vent confesse aux feuilles des marronniers.

 

Reflet de toutes les absences à soi, de toutes les attentes de la vie, ce livre laisse la parole à une voix intérieure et celle-ci insiste, obsédante, murmurée comme une berceuse. Elle s’égrène plus sûrement que le temps, comme une question lancinante mais sourde, « face à nous-mêmes, face au silence où la voix habite ».

L’auteur fait le rêve de ne plus l’entendre. Le livre commence par le chapitre intitulé « chasser du silence cette voix » pour terminer sur cette évidence : « Le jour prend fin, mais jamais l’attente que l’on peut voir, le soir, au creux des mains tremblantes, éclore auprès des lampes. »

 

Michel Bourçon est né à Nevers où il vit et travaille. Il a publié une trentaine de recueils de poésie, parmi lesquels Les feuilles tombent même au printemps, Pratique de l’effacement, C’est la mer, Et ainsi les arbres, Les rues pluvieuses n’iront pas au ciel, Jean Rustin, la vie échouée.

 

Novembre 2015
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Julien Bosc
De la poussière sur vos cils

 Gravure de Renaud Allirand

"Un pré, peut-être.

  

Un pré sur les ruines, à la lisière du bois.

La lumière est pâle. Une lumière de lune.

Et le grondement, sourd, au loin, telle ni grave ni aiguë

une voix, immergée en elle-même

Une voix pourtant. Sinon quoi ?

Les vagues ?

Quelles vagues ?

L’algue ou le corail ?

Quelle algue, quel corail ?

 

                   Ô eau immobile de la rivière ou l’étang

                   quand le vent n’est pas là"

Une femme, un homme, dont on ne sait rien, mais dont le dialogue, peu à peu, dévoile l’indicible passé. Une voix tel un psaume. Un poème saisissant ― hanté par la Shoah. 

 Poète, Julien Bosc est, entre autres, l’auteur de Pas (Unes, 1999), Maman est morte (Éditions Rehauts, 2012), Tout est tombé dans la mer  (Approches-éditions, 2014)

En 2013, il a fondé une maison d’édition, le phare du cousseix, dédiée à la poésie contemporaine.

Format : 148x210

Prix : 13,50 euros
Mai 2015
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Cécile OUMHANI

Passeurs de rives

Encres de Myoung-Nam Kim

Le temps

Obscur compagnon de la neige

 

          Et ce souffle qui poudre les visages

 

          Chaque heure plus légère plus lointaine

Seule trace de ce qui change

 

Au carrefour de plusieurs pays, cultures, langues, Cécile Oumhani n’a cessé d’interroger ces autres lieux, villes et pays où elle a vécu, mais aussi lieux de l’imaginaire, du souvenir – de la vie intérieure.

« Passeurs de rives », nous dit-elle de ses parents, mais ne peut-on le dire aussi des mots qui font lien avec ceux qui nous ont précédés et dont nous portons, souvent sans le savoir, les joies comme les douleurs ?

Et ainsi,  « passeuse de rives », la poète nous amène à rêver à notre tour à ces lieux qui survivent en nous et qui nous constituent. Lieux de la mémoire, pour nous mais aussi pour ceux qui viennent après nous…

Cécile Oumhani est poète et romancière.

Poète, elle a publié notamment Temps solaire, (accompagnement plastique : Myoung-Nam Kim), Voix d'Encre 2009, La nudité des pierres chez Alain Gorius / Al Manar 2013, Tunisie, carnets d’incertitude chez Elyzad 2013. Elle a reçu le Prix européen francophone Virgile 2014 pour l’ensemble de son œuvre.

112 pages

148x210

ISBN : 979-10-92858-08-2

16 euros



 


 



PARUTION 21/09/2015
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Le Nid

Sabine Péglion

Encres de l'auteur

 

Comme une barque haut lancée
proue d’écorces de lumière
           entrelacées
tendue face aux bourrasques
sans lien avec la terre
           balancée


amarres de branches
amers aux vents vibrants
un vol d’étourneaux
pour voyageurs

la barque s’anime
se leste de ces mots

 

Poésie.

Encres de l'auteur

47 p.

ISBN : 979-10-92858-09-9

13, 50 euros

 

peinture Marc Sierra
mars 2015

BERNARD SESE

l'autre et la nuit

Bernard Sesé poursuit son dialogue avec le monde de la peinture, alternant poésies amples et poésies plus rythmées, double versant de nuit et de clarté.

"Dites-moi, ce regard perdu parmi les branches,

Et ces yeux égarés dans l'ombre qui s'élance,

          De quoi sont-ils le lieu,

          Et d'où jaillit leur source ?"

 

"Nous avancions obscurs dans le pays des rêves,

L'instant s'y confondait avec le bruissement

           Du feuillage, et le chant

           D'un oiseau dans l'air noir."

 

ou encore :

 

"Ce n'était qu'un murmure.

Un souvenir brûlant,

 

             Posé comme un oiseau

             Sur la raie de lumière,

 

A laissé son empreinte

Ou celui d'un sourire."

janvier 2015

feux nomades

Jacques Robinet

Encres de Renaud Allirand (cf ci-dessous)




   Tout était là – tu ne le savais pas :

   le chant le murmure le silence

   le ressac de la joie après la douleur

   la parole rampante sous le vacarme



   La vie frappait aux portes de ta clôture

   Pourquoi n’ouvrais-tu pas ?



   Tu pensais : demain je sortirai

   – je découvrirai le chemin des rivières

   Je parlerai au vent aux hommes aux oiseaux



   Demain n’existe pas

   Pour qui dialogue avec les ombres





L’auteur :

Jacques Robinet vit à Paris. Il a écrit plusieurs recueils de poésie dont Veille le Silence, éditions
Saint-Germain-des-Prés, Miroir d’ombres,
et, aux éditions la tête à l’envers, frontières de sable, ces deux derniers illustrés d’encres de Renaud Allirand.


Le peintre :

 Renaud Allirand, né en 1970, vit à Paris. Peintre, graveur et dessinateur, il a été lauréat de la Biennale internationale de l’Estampe de Saint-Maur en 2007 et a été récompensé par l'Académie des Beaux-Arts en 2010. Il collabore régulièrement avec des écrivains, dont Paul-Louis Rossi avec lequel il a publié Des mirages et des ombres aux éditions Tandem.

Le livre :

128p.
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ISBN :
979-10-92858-06-8

Prix : 16€

Édition de tête, 21 exemplaires enrichis d’une encre de Chine originale de Renaud Allirand, signés et numérotés : 100€


Poèmes de Jacques Robinet

mis en voix

par Agnès Braunschweig, comédienne

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Encres de Renaud Allirand
novembre 2014
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Michel Bourçon

Jean Rustin, la vie échouée

 

Livre né de la rencontre du poète Michel Bourçon avec la peinture de Jean Rustin.

Deux voix d’une authenticité rare, deux expressions artistiques qui se répondent. Le poète est en adéquation avec l’art de J. Rustin : il dit ce qu'il voit. Sans provocation, mais avec une véracité qu'il pose là, devant nous, tranquillement et sans détours… C'est.

« Je peins ce que tout le monde refuse de voir », disait Rustin de son univers dont Michel Bourçon précise qu’« à bien les regarder, chacune de ces toiles contient un monde, toujours le même, où ce qui se joue dans le cadre se joue en nous, au même moment, une lente dérive vers la nuit, vers ce qui aura lieu, au terme de notre condition. »

 

 Michel Bourçon est nivernais. Il est l’auteur d’une œuvre poétique abondante, commencée en 1989. Il a notamment publié cinq recueils aux Carnets du Dessert de Lune dont Carnets de petits riens en 1995 et Les rues pluvieuses n’iront pas au ciel, en 2014, trois aux éditions Les Arêtes dont en 2011 D’un retour d’éclaircie, accompagné d’encres de Jean-Claude Pirotte, et chez Potentille en 2012, Et ainsi les arbres.

 

 

 Le peintre français Jean Rustin (1928-2013) a d’abord été un peintre abstrait reconnu. En 1971, il aborde un tournant décisif vers la peinture figurative et peint sans concession une humanité mise à nu. À travers des regards vides, des corps misérables, enfermés dans des pièces aveugles, il nous donne à voir un monde de solitude effroyable et de souffrance psychique.

Son œuvre est exposée dans de nombreux musées, en France comme à l’étranger et plusieurs livres d’art ont été publiés sur sa peinture. Une fondation lui a été consacrée, la Fondation Rustin établie à Anvers et dont le président, Maurice Verbaet, a écrit la préface de Jean Rustin, la vie échouée.

 

 

Couverture : quadri R°, pelliculage mat, en papier gardapat kiara

Impression intérieur : texte en noir et blanc + 14 peintures en couleurs même papier

48 p

Couverture à rabats de 10 cm

Format : 17x21cm
ISBN : 979-10-92858-03-7
Prix : 26 euros

 

Vidéo Rustin : Philippe Thémiot
Presentation_3.wmv (16,76 Mo)
novembre 2013
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frontières de sable

 

poèmes de Jacques Robinet,

enrichis d’encres de Renaud Allirand

 

Je t’ai cherché parmi les ombres et les jours

ciel vide que traverse un oiseau

 

J’ai suivi la trace de l’aile du vent et du nuage

pour apaiser parfois ma course sans repos

 

Je sais de toi la longue attente – la raison

qui s’affole aux signes trompeurs de ta venue

l’insomnie qui guette des lueurs d’incendie

                             les rêves aux odeurs de mousse et de fougères

                             qui signalent l’approche d’une source perdue

 

                             J’ai marché longtemps dans la forêt de ton absence

                             sans étancher ma soif ni réchauffer mes mains

                             qui tâtonnent dans la nuit

 

–––––––

L’auteur : Jacques Robinet, né en 1937, est psychanalyste. Il vit à Paris. Il a publié Veille le silence aux éditions Saint-Germain-des-Prés.

                

Le peintre : Renaud Allirand, né en 1970, vit à Paris. Peintre, graveur, dessinateur, il a été lauréat de la Biennale internationale de l’estampe de Saint Maur (2007). Il collabore régulièrement avec des écrivains, dont Paul-Louis Rossi avec lequel il a publié Des mirages et des ombres aux éditions Tandem.

 

 

Fiche technique :

 

125 pages

Format : 14,8x15

Prix : 16

ISBN : 978-2-9542178-7-1

Tirage de tête accompagné d’une encre originale de l’artiste: 100

 

 

juin 2014

Florent Papin

POLLENS

Gravures de Renaud Allirand


Il y eut d'abord la lumière

Délébile

La séquence pâle d'une blancheur étourdie

Une brûlure pourtant

Touchée de l'oeil dans l'origine du voir

Tous l'ont su tous l'ont oublié

Mais toucher de l'oeil la lumière glacée

Une brûlure

Pour mieux se souvenir

 

Le poète : Florent Papin

Né au Mans, Florent Papin  a grandi à La Rochelle. Il vit aujourd'hui à Paris. Diplômé de l'Ecole normale supérieure de Cachan et de Sciences Po, il a cofondé la revue d'art Prussian Blue dont il dirige la publication. Coauteur avec le dessinateur Etienne Appert de la bande dessinée Lehmann, la crise et moi, parue aux éditons La Boîte à Bulles en octobre 2012, il travaille aujourd'hui à un ouvrage en prose.

Pollens est son premier recueil de poésie.

  

Le graveur : Renaud Allirand

Peintre, graveur et dessinateur, Renaud Allirand a été lauréat de la Biennale internationale de l'Estampe de Saint-Maur en 2007. Il a été également récompensé en 2O10 par L'Académie des Beaux-Arts. Il collabore régulièrement avec des écrivains : Jacques Robinet pour son recueil de poésie, frontières de sable, aux éditions la tête à l'envers ; avec Paul-Louis Rossi Des mirages et de ombres, aux éditions Tandem ; avec Frédéric Tison Une autre ville. Tous livres qu'il a accompagnés d'encres ou de gravures.

 

40 pages

22 gravures de Renaud Allirand, plus celle de la couverture

Format : 14,8 X 21

Prix : 13 euros

ISBN : 979-10-92858-00-6

Tirage de tête signé de l'auteur et du graveur, enrichi d'un monotype original de l'artiste : 100 eurons


JUIN 2013
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GITTA
Gérard Roussel

L’ouvrage :
Ce poème, tout en délicatesse et retenue, est une lettre que Gérard Roussel
a adressée à son amie Gitta Deutsch, poète autrichienne, qui venait de
mourir.
Il dit l’amitié qui survit au-delà de la mort, la tendresse, les souvenirs qui
reviennent par bribes…
Née à Vienne en 1924, Gitta Deutsch était la fille du musicologue Otto
Erich Deutsch. Elle fut secrétaire du philosophe Wittengenstein. Écrivain,
poète et traductrice, elle est l’auteur d’une biographie (elle préférait le mot
« réminiscences »), The Red Thread , paru en Autriche en 1933 et aux États-
Unis en 1996. Jusqu’au bout et malgré sa fatigue grandissante, elle aura
sillonné les capitales pour faire entendre la voix des humanistes comme elle
le fit dans son livre Les Irremplaçables. Elle mourut en mars 1998. Le poème de Gérard Roussel est
comme un écho à celui qu’écrivit Gitta Deutsch à la mort de son compagnon, Par un tel jour de
février.
Des voix, des sons, des lumières pour célébrer sa mémoire.
L’auteur : Gérard Roussel vit à Nevers. Il a écrit des chroniques et des poésies dont Creuset du
chêne, La pierre comme proie, et bien d’autres encore.

Genre : Poésie
Aspects techniques :
51 pages
Format : 11x19
Prix : 9,50 €
ISBN : 978-2-9542178-5-7

Janvier 2013

par inadvertance

Bernard Sesé

Peinture de Marc Sierra


Vous me disiez. J’ai retenu les mots.
C’est dans l’éternité que semble se noyer

Ce pays où se mêle le sillage
Des astres mourants et les pas sur le sol

De quelques personnages et le cri des oiseaux
Invisibles. Peut-être, disiez-vous

De ce fleuve éclatant de lumière,
Qu’il ne sépare pas deux rives opposées,

Mais la part d’ombre et la part de lumière
Celle de la demeure et celle de l’exil.

 Professeur émérite de l'Université Paris-ouest-Nanterre-La Défense où il a exercé les fonctions de Directeur des études ibériques et ibéro-américaines, Bernard Sesé est membre correspondant de la Real Academia Espanola.

Fondateur de la collection Ibériques aux éditions José Corti, il a traduit nombre d’œuvres d'écrivains espagnols dont La voix qui t'est due de Pedro Salinas, poème réédité en 2012 par la tête à l'envers.
Il a publié plusieurs recueils de poèmes, dont Discipline de l’arcane aux éditions Arfuyen et Ivre de l’horizon aux éditions Convivum Lusophone.

 

161 pages

Format : 15x210

Prix : 18, 50 euros

ISBN : 978-2-9542178-9-

 

 

5 sculptures L'entaille
Gravure D'Ararat
décembre 2012
Vign_pour_web

La voix qui t’est due (La voz a ti debida)
Pedro Salinas

Traduction revue et corrigée : Bernard Sesé
Décembre 2012

L’ouvrage :

Long et magnifique poème paru en 1933. Voici ce qu’en dit son traducteur, Bernard Sesé, dans l’Encyclopédie Universalis :
« Un des plus beaux chants d’amour du lyrisme espagnol. Nul n’a su mieux dire l’angoisse et la sensualité, le tourment et l’extase de la passion d’aimer. La voix qui t’est due est un long poème qui retrace la naissance de la passion, l’extase et la séparation des amants. Poème d’amour ébloui, exaltant, terrifiant (…), le thème en est la quête ardente, dans la joie, l’émerveillement ou l’angoisse, du corps aimé, de son image unique et multiple, et de son âme insaisissable toujours pressentie, toujours ailleurs.
Ce poème (…) est à la fois une méditation sur la réalité de l’autre, sur l’oubli, la mémoire, le songe et la vie, la communication et la brisure de la présence et de l’absence. »

L’auteur : Pedro Salinas (1892-1951) a fait partie, aux côtés de Federico Garcia Lorca et de Jorge Guillén, entre autres grands poètes, du groupe d’écrivains espagnols appelé « Génération 27 ».
Son oeuvre est variée, théâtre, roman, essai, critique littéraire. Mais il est surtout un poète, considéré comme l’un des plus grands de « Génération 27 », et particulièrement un poète de l’amour.
Le traducteur : Bernard Sesé est hispaniste, professeur émérite à l’Université Paris-Ouest-Nanterre-la Défense, membre correspondant de la Real Academia Española, fondateur de la collection Ibériques aux éditions José Corti. Poète lui-même, (il a publié « Discipline de l’arcane » aux éditions Arfuyen), il a aussi écrit de nombreux ouvrages sur les auteurs mystiques espagnols, ainsi que des traductions d’écrivains espagnols et portugais (Antonio Machado, Fernando Pessoa, Calderón, Jean de la Croix etc.)

Aspects Techniques :
144 pages
Format : 105x190
Prix : 15 euros
ISBN : 978-2-9542178-1-9

 

(cf. L'article de Jacques Fressard, "chant de l'amour impossible", La Quinzaine Littéraire N° 1081 paru le 1/04/2013.

Et l'article d'Isabelle Gozard dans la revue SIGILA N°32, automne-hiver 2013)

trois gravures de R. Allirand
eau-forte-zinc-allirand 2009
vign1_eau-forte-zinc-allirand-10x7cm-2009
pointe-sèche-cuivre Allirand
vign1_pointeSecheCuivreAllirand14x10cms-LivreMirages-Ombres
sous-le-ciel-Allirand-etching-on-zinc
vign1_sous-le-ciel-ALLIRAND-etching-on-zinc-30x20cm-2007

vign1_XIII-eau-forte-pointe-seche-cuivre-15x10cm-2013-ALLIRAND
Couverture de "Pollens"
Vign_couv_Copy_0
Gravures "Pollens" Allirand
pointe sèche zinc
vign1_028-allirand-pointe-seche-zinc-10x15cm-2009-edition4ex-
pointe sèche cuivre
vign1_Allirand-pointeSeche-cuivre7x10cm2010
eau-forte-pointe sèche-zinc
vign1_eau-forte-pointe-seche-zinc-2007-ALLIRAND
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