Maison de poésie

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Ils recommencent à chanter

mais ce ne sont plus les mêmes.

 

Je veux dire :

 

Les chants,

les oiseaux,

les enfants.

 

Ce ne sont plus les mêmes

et pourtant,

la même voix claire

vient s’asseoir près du ruisseau.

Étendue, paisible,

la même voix calme.

 

 

 

Et je veux dire

 

sa voix

discrète et douce

 

 

 

 

dans ce décor de printemps.

 

Étendue, sereine,

la voix qui n’est plus.

 

À me répéter ces mots

(La voix qui n’est plus, la voix qui n’est plus,

la voix qui n’est plus...)

 

Je sais l’improbable écho

d’une vitre brisée.

 

La tempête ne se calme pas

dans la banlieue de Vienne.

 

Ici, au creux de sa lettre,

le vent est retombé.

 

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