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Maison de poésie

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Né de la nuit du feuillage

le trille se renouvelle

appel discret

pour un chemin de joie

 

Franchir à sa suite

la frontière émeraude

qui tremble dans la lumière

 

Puis sans paroles ni prières

s’accorder au silence

de l’oiseau invisible

 

***

Lumière indifférente

jetée sur les ronces

et les roses

 

Nul ne sait

quel amour confond

ce qui blesse

et ce qui apaise

 

Ni quel accord unit

le jour à la nuit

quand l’oiseau s’éveille

 

***

Trois notes

 

Un oiseau inquiet

se tait brusquement

 

Nuit opaque

du feuillage

 

 Je sais l’oiseau

qui chante encore

 

apeuré de te perdre


dans la nuit réconciliée