Maison de poésie

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Le temps

Obscur compagnon de la neige

 

Et ce souffle qui poudre les visages

 

Chaque heure plus légère plus lointaine

Seule trace de ce qui change

 

Était-ce un saule

ou encore un chemin de buis

au versant d’une nuit inconnue ?

 

ou seulement cet imparfait

qui serait toujours à venir

brèche au point du jour

fine crevasse où laisser chuchoter

les mots des ruisseaux

 

aujourd’hui

tu cherches en vain

dans tes tiroirs

 

restent à la vitre

ces poussières

entre toi et le jour

 

sables lointains ou miettes d’étoiles

souffle de funambules amoureux

vapeur de petits remorqueurs

bouts de robes taillées à même le ciel

corbeilles de fruits à la table de l’ogre

qui vivait là-haut dans les nuages

impalpables tulles de trapézistes

 

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