Maison de poésie

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Depuis quel enfer psychique nous regardent-ils, eux, que nous regardons comme si nous plongions dans notre propre regard ? Avec des dominantes de gris et de roses pâles, leur corps s’exhibe, vidé, passé par la broyeuse du temps, met sous nos yeux ce que nous sommes, misère de la condition humaine, plutôt que pornographie. Si nous pouvons encaisser le choc, peut-être pourrons-nous voir alors de la peinture, comprendre ce que ces figures ont à nous transmettre.



Des corps se défont, nous montrent leur enfermement, dans une solitude masturbatoire, à même le sol, dans des pièces insalubres. Nous assistons au viol de nos yeux. Des corps se défont, nous montrent leur enfermement, dans une solitude masturbatoire, à même le sol, dans des pièces insalubres. Nous assistons au viol de nos yeux.



Nos yeux touchent là aux confins de ce qu’ils se risquent à voir, sans fard, exposé parfois à même le sol : nous devons nous débrouiller avec ce que nous avons vu.

Pas de beauté exhibée ici, mais tout ce que nous partageons avec ces figures désolées, dans des lieux hors du temps, où vie et mort se confondent.

Le peu de vie qui reste, quand tout l’a dévastée.

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